Alain MABANCKOU, (2020). Huit leçons sur l’Afrique. Paris : Editions Grasset, 224 p.

Idir HACHI (Auteur)
122 – 130
Varia
N° 01 — Vol. 01 — 27/07/2025

Publié à Paris en 2020 aux éditions Grasset, l’ouvrage Huit leçons sur l’Afrique retrace les enseignements que l’écrivain franco-congolais Alain Mabanckou a donnés au collège de France (Paris). Né le 24 février 1966 à Pointe-Noire (Congo), l’auteur mène un premier cycle de droit privé à l’université de Brazzaville, avant d’obtenir une bourse à l’âge de 22 ans (1988) et de s’envoler pour la France où il poursuit ses études, à Nantes puis à Paris. Son premier roman, Bleu-Blanc-Rouge paraît en 1998. Il est suivi de Verre cassé (2005) et de Mémoires de porc-épic (2006). Professeur de littérature francophone à partir de 2002 dans plusieurs universités américaines, A. Mabanckou est titulaire en 2016 de la chaire annuelle de création artistique sur le thème de la littérature africaine. Il s’inscrit dans la lignée des pionniers du courant de la Négritude dont les jalons les plus marquants sont posés à Paris, à l’initiative du sénégalais Alioune Diop, fondateur de la revue Présence Africaine (1947) et de la maison d’édition éponyme (1949). Précédé d’un avant-propos et suivi d’un post-scriptum, l’ouvrage dont il est question se subdivise en huit parties : Lettres noires : des ténèbres à la lumière ; Qu’est-ce que la Négritude ? De quelques thématiques de la littérature africaine ; De l’édition de la littérature africaine en France ; Littérature nationale
et démagogie politique
 ; L’Afrique et la France noire face à leur histoire ; Guerres civiles et enfants soldats en Afrique noire ; Ecrire après le génocide du Rwanda.

Lettres noires 

En sa qualité d’écrivain, l’auteur aurait pu articuler ses enseignements autour de sa propre pratique de l’écriture, des techniques et subtilités de la création littéraire. Mais c’est en conscience qu’il a pris le parti de revenir sur ce qui se situe au fondement des lettres africaines d’aujourd’hui, soit sur cette littérature du refus, née sous la plume des poètes et littérateurs qui se sont insurgés contre la littérature coloniale et tout ce qu’elle recèle de rabaissement, de négation voire de néantisation de l’Homme africain. Tout en rappelant qu’en Sénégambie, par exemple, un cheval valait de six à huit esclaves noirs !,
A. Mabanckou fait néanmoins le choix d’éviter le « ressassement » des stigmates du passé qui, selon lui, accablent l’Europe
et contribuent ce faisant à empêcher l’insertion du continent africain dans l’équation mondiale.

Les explorateurs européens des XVIe et XVIIe siècles doivent être tenus pour les inventeurs du mythe du « mauvais sauvage » d’Afrique noire, affublé d’une foultitude de tares et de perversions. Apparu dans la seconde moitié du XIXe siècle, le genre du roman d’aventure marque la substitution du mépris caractéristique des récits d’exploration par une forme d’indifférentisme qui relègue les personnages africains à l’arrière-plan et tend donc à les abstraire. Vient ensuite le temps d’une littérature « exotique » dont le titre le plus remarqué Au cœur des ténèbres (1899) n’est pas l’œuvre d’un auteur français, mais du britannique Joseph Conrad. Les Africains y sont réduits à l’état d’objet et l’Afrique à un monde de la bestialité. La littérature coloniale fonde, quant à elle, la légitimité de son discours sur le principe du vécu colonial, soit de la pratique et de la connaissance présumée de territoires et de cultures que les auteurs d’Europe métropolitaine s’empressaient de relater en couchant sur le papier des impressions de voyages souvent courts et vaguement initiatiques. Des relents de disqualification voire d’exclusion se situent donc au fondement de cette littérature des Européens nés ou établis en Afrique, dont l’objectif essentiel consiste alors à justifier l’entreprise coloniale. C’est cette littérature de voyage, celle d’André Gide avec Voyage au Congo (1927) par exemple, qui dénonce la condition des Africains et le traitement inhumain auquel ils sont soumis.

La Négritude

En rupture avec la littérature coloniale, la littéraire africaine, celle de l’entre-deux-guerres surtout, n’en serait pas moins une sorte « d’enfant terrible » qui revendique les legs des civilisations africaines et proclame la fierté retrouvée d’être noir. L’avènement de cette conscience ne saurait être dissocié de la lutte des Haïtiens qui, sous la direction héroïque de Toussaint Louverture, un ancien esclave ayant mené la « révolution manquée » de Saint-Domingue (1791), parviennent à arracher leur indépendance en 1804. Succès historique couronnant l’engagement libérateur d’un peuple fait d’esclaves noirs, l’indépendance d’Haïti, comme l’écrit Aimé Césaire dans Cahier d’un retour au pays natal (1939) constitue l’acte fondateur de la Négritude qui se mit debout pour la première fois. Si la littérature africaine d’expression française résulte mécaniquement de la colonisation et de son entreprise d’acculturation, son avènement doit beaucoup à l’élan que les étudiants noirs de France ont su tirer, dans les années 1920-1930, des contacts nombreux qu’ils ont entretenu avec les artistes afro-américains, alors en lutte pour les droits civiques. C’est dans des revues estudiantines comme L’étudiant noir (Paris), où l’on peut lire à partir de 1935 les textes des initiateurs du mouvement de la Négritude (Aimé Césaire, Léopold Senghor et Léon-Gontran Damas) que se manifeste pour la première fois l’intention de signifier, après de longs siècles de déni, l’apport des civilisations africaines à l’histoire de l’humanité. Après que la soutenance de sa thèse a été refusée à Paris, l’égyptologue sénégalais Cheikh Anta Diop livre une véritable anthologie du genre, sous le titre de Nations nègres et culture (1954). Le courant de la Négritude se propose de rassembler tous les noirs, sans distinction d’origine. Il s’insurge contre le déni des valeurs africaines et contre l’idéologie raciste développée par l’Homme blanc pour justifier l’esclavage
et légitimer le colonialisme. C’est en 1939 que le concept néologique en question apparaît pour la première fois dans Cahier d’un retour au pays natal d’Aimé Césaire : Ce mot nègre qu’on nous jetait nous l’avions ramassé […] C’est un mot-défi transformé en mot fondateur. Mais il faut bien concevoir la Négritude comme un humanisme. Au bout du particularisme, on aboutit à l’universel. Si le point de départ c’est l’homme noir, l’aboutissement c’est l’homme tout court (p.51). Pour Senghor, la Négritude est l’aboutissement d’un engagement politique dont la finalité est de susciter l’éveil des consciences nationales.

On peut reprocher aux principaux représentants du courant de la Négritude une tendance à la marginalisation de l’élément féminin, trop souvent réduit à un rôle de « petite main ». A. Mabanckou cite en ce sens le cas de Paulette Nardal, membre-fondateur de La Revue du Monde Noir (Paris, 1931) qui permet à Césaire et à beaucoup d’autres auteurs de découvrir les poètes afro-américains, Claude McKay, Alan Locke, Langston Hugues, etc. Aussi plusieurs intellectuels issus des anciennes colonies britanniques ont-ils fait part des limites de leur identification ou adhésion à la Négritude, un mouvement qui pouvait leur apparaître comme excessivement centré sur l’Afrique francophone, etc.

De quelques thématiques

Parmi les thématiques les plus prégnantes dans la littérature africaine, on retiendra celles de la nostalgie souvent « exaltée » selon l’auteur des époques précoloniales, de la dénonciation de la servitude, de l’esclavage et des affres du colonialisme, de la fierté du recouvrement des indépendances et du désenchantement politique consécutif. On peut ajouter à cette somme de thématiques, celle de l’exil ou de la migration des anciens colonisés vers les anciennes métropoles. Face aux portraits sombres que la littérature coloniale donne du continent africain, l’écrivain béninois Paul Hazoumé, auteur de Doguicimi (1938) éclipse l’intrigue de son roman pour délivrer nombre de renseignements historiques et ethnographiques relatifs à la geste du roi Guézo d’Abomey (Bénin). Dans Soundjata ou l’épopée mandingue (1960), le Guinéen Djibril Tamsir Niane retranscrit la parole d’un griot et ressuscite ainsi le règne de Soundjata Keita, célèbre roi mandingue du XIIIe siècle et fondateur du grand empire du Mali. Ces ouvrages qui entreprennent de déconstruire l’imagerie négative que les Européens ont forgée au sujet de l’Afrique auraient pour revers de proposer une représentation « fantasmée » du continent, aux époques précoloniales surtout. Paru en 1968, Le devoir de violence du malien Yambo Ouologuem récuse le portrait d’une Afrique « idéalisée », dont le cours évolutif n’aurait été troublé que par l’immixtion de l’homme blanc. Il rappelle l’antériorité du phénomène de l’esclavage - pratiqué selon l’auteur dans le monde arabo-musulman bien avant les Européens - ainsi que le comportement parfois « indigne » de certaines notabilités africaines. Auteur de Les sanglots de l’homme noir (2006), A. Mabanckou semble s’inscrire dans la lignée de l’auteur précité. Lauréat du prix Renaudot (France) et objet de critiques parfois acerbes, son ouvrage récuse la tentation d’imputer la totalité des malheurs du continent noir à l’œuvre de l’esclavage et du colonialisme européens.

A côté des épopées médiévales, les contes et légendes du continent occupent une place de choix dans la littérature africaine. Le malien Amadou Hampaté Bâ excella dans le genre avec L’étrange destin de Wangrin (1973), un livre qui relate avec humour la vie sinueuse d’un interprète africain qui, de ruse en stratagème peu scrupuleux devient un riche commerçant. Les écarts qu’il s’autorise vis-à-vis de la tradition causeront sa ruine. Avant les indépendances surtout, les paradoxes de la tradition et de la modernité constituent un thème tout aussi prégnant. Dans L’aventure ambiguë (1961), le sénégalais Cheikh Hamidou Kane met en scène la vie d’un personnage ayant étudié à l’école coranique et à l’école française. Cette double culture le conduira à la mort. Dans son livre Elle sera de jaspe et de corail (1983), la camerounaise Werewere Liking remet en cause les traditions patriarcales. Passée « l’euphorie » des indépendances, une littérature de contestation des dictatures qui s’installent en Afrique parfois avec l’assentiment des anciennes puissances coloniales voit le jour avec des œuvres comme Les soleils des indépendances (1968) de l’ivoirien Ahmadou Courouma. On y dénonce l’insoutenable sentiment que suscite la tyrannie du dirigeant contre son peuple ou encore le parti pris pour des politiques d’occidentalisation qui peuvent rappeler les projets d’assimilation ou déculturation coloniale.

Dans l’ordre des créations littéraires diasporiques postindépendances, on signalera Le baobab fou (1976), roman de la bénino-sénégalaise Ken Bugul. L’auteure y marque le retour du thème de l’immigration dans le paysage des lettres africaines. L’intrigue est celle d’une déception vécue par la romancière dans le cours de ses études en Europe, d’un retour au pays natal et d’une tentative de désaliénation culturelle par un retour aux valeurs traditionnelles. Cela étant, cette thématique est vite éclipsée par celle du maintien souvent malaisé dans les sociétés d’accueil. Nombre d’auteurs africains établis en Europe relatent ainsi le « chemin de croix » de l’immigré africain, confronté aux procédures administratives, au statut de sans-papier ou aux centres de rétention, etc.

L’édition en France

A. Mabanckou porte un regard critique sur le monde de l’édition en France. Il commence par constater que les images retenues pour faire office de couverture aux romans d’auteurs africains continuent à être puisées dans un répertoire d’images exotiques dont l’emploi inchangé participe d’un inconscient colonial. Tout se passe comme si l’on continuait à « vendre » une image stéréotypée, presque figée du continent africain. Jadis publiés par Présence Africaine ou par les plus prestigieuses d’entre les maisons d’édition parisiennes, la plupart des écrivains africains d’aujourd’hui sont édités sous le label « Continents noirs » (collection Gallimard), avant de caresser l’espoir d’intégrer la collection « Blanche » de maisons d’éditions telles que Hatier, propriétaire de la collection « Monde noir » ou Actes Sud, propriétaire de ladite série « Suites africaines ». Or, toute collection consacrée à l’Afrique entretient l’idée d’un palier d’essai que des « apprentis écrivains » se doivent de franchir avec succès, avant d’accéder à la consécration d’une publication dans la grande collection de la littérature française, celle où l’on apparaît aux côtés de l’élite blanche des auteurs d’expression française.

Langues et littérature

Au motif de défendre lesdites littératures nationales, nombre d’auteurs contemporains condamnent l’emploi des langues anglaise et française, soit celles des anciens colonisateurs et prônent de véritables politiques de promotion des langues maternelles, authentiquement nationales. Les auteurs d’expression française sont présentés comme des écrivains français et le renoncement à l’écriture dans la langue du colonisateur comme « l’arme absolue » de désaliénation culturelle. L’auteur africain établi en Europe ne s’adresserait plus qu’à un lectorat étranger qui lui imposerait ses attentes, tandis que l’écrivain africain demeuré en son pays incarnerait l’authenticité, la pérennité des valeurs et des traditions. Tout en dénonçant une posture jugée démagogique,
A. Mabanckou marque son adhésion aux projets de développement des langues nationales. Leur maniement se limitant bien souvent à l’usage oral, il souligne l’importance de l’effort académique qui doit être mené en vue de doter les langues africaines des outils formels et linguistiques indispensables à leur mue scripturaire.

Les maux de l’Afrique

Avec Les sanglots de l’homme noir (2006), A. Mabanckou soulève nombre de réactions à la parution de cet ouvrage. Dans l’ordre des critiques les plus acerbes, on lui reproche de confirmer les thèses des Blancs patriotes, nostalgiques des colonies. Destiné aux Africains, du continent ou des diasporas, l’ouvrage en question récuse la tentation - jugée trop envahissante et contreproductive - d’imputer la totalité des malheurs du continent à l’œuvre de l’esclavage et du colonialisme européens, à la manière de Yambo Ouologuem dans Le devoir de violence (1968). En somme, l’auteur affirme la nécessité de se déprendre des postures jugées victimaires et de revisiter l’histoire du continent africain sous un jour plus introspectif.

Génocide du Rwanda et enfants soldats

Au vu du traitement médiatique, littéraire ou cinématographique réservé aux thèmes « douloureux » de la guerre civile en Afrique, du génocide des tutsis (Rwanda) et du phénomène des enfants soldats, il y a lieu de déplorer une tendance à la « dés-historicisation » des faits abordés ; pratique qui contribue à donner l’image d’un continent « ensauvagé », en proie à une sorte de barbarie ontologique. Or, cette tendance semble participer d’un inconscient colonial trop souvent enclin à l’évitement de la reconstitution des rapports de causalité dans les tragédies africaines récentes et donc à l’occultation des implications occidentales, qu’elles fussent coloniales ou postindépendances.

Le cas du Rwanda est édifiant. Du XIVe au XIXe siècle, le pays est gouverné par un roi tutsi admis par une large majorité des populations. Maintenu dans sa dignité royale après l’intégration du Rwanda au Congo belge (1925), le monarque tutsi écarte les chefs hutus avec la bénédiction de l’administration coloniale qui commet le choix délibéré d’exacerber les rivalités entre deux « ethnies » dont la distinction ne se fonde ni sur la « race », ni sur la religion, ni sur la langue ni sur une quelconque logique de « caste », mais bien sur un modèle de hiérarchie sociale consacré par un ordre anthropologique. Au Rwanda, les Tutsis sont traditionnellement pasteurs, les Hutus agriculteurs et les Twas chasseurs. On pouvait naître tutsi et devenir hutu, la réciproque étant également vraie. En 1959, les Tutsis créent l’Union Nationale Rwandaise qui revendique l’indépendance du pays. En réaction, les autorités belges basculent en faveur des Hutus. Dès l'indépendance du Rwanda en 1962, le pouvoir hutu pousse nombre de tutsis à l’exil. Des massacres sont même perpétrés dès l’an I de la République du Rwanda. En 1973, Juvénal Habyarimana, alors ministre de la Défense, renverse le président Grégoire Kayibanda à la faveur d’un coup d’Etat militaire. Il impose un parti unique, règne d’une main de fer, signe des accords de partenariat militaire avec la France
et obtient un soutien sans faille du président français François Mitterrand. Menées à partir de l’Ouganda, les incursions des forces tutsies du Front Patriotique Rwandais dirigé par Paul Kagamé se multiplient au début des années 1990. Bien que soutenu par la France, le pouvoir en place se sent menacé. Il arme des milices qui se rendent coupables d’importants massacres de tutsis dès 1992. La date du 6 avril 1994 est un tournant décisif. L’avion qui transporte les présidents rwandais et burundais est abattu au-dessus de l’aéroport de Kigali. Les Tutsis en sont accusés. Dans l’indifférence du monde, près d’un million d’entre eux sont massacrés en une centaine de jours.

Il faut attendre plusieurs années avant que des écrivains africains osent se pencher sur cette page sombre de l’histoire du continent. Plusieurs ouvrages de qualité paraissent en 2000, à l’instar de L’aîné des orphelins du guinéen Tierno Monénembo. Son roman est un plaidoyer pour l’enfance, doublé d’un cri pour l’innocence « mutilée » des enfants du génocide. Ecrire après le drame du Rwanda exhorte à repenser le rôle qui doit revenir aux penseurs, aux artistes et aux créateurs africains dans les champs culturel et politique du continent. Pour A. Mabanckou, leur participation à l’édification de l’ensemble africain passe par la contestation intelligente et imaginative des cultures de l’affrontement et de la division à base ethnique, deux grands maux que les dictatures du continent continuent selon l’auteur d’alimenter en les puisant à la source des idéologies coloniales.

En guise de critique

Pour finir, A. Mabanckou reproche indirectement au courant de la Négritude d’être le porteur d’une sorte de dérive ultérieure, imputant les malheurs du continent africain à l’œuvre des Blancs, de l’esclavage à la colonisation. Sauf que le mouvement de la Négritude est dans son essence une dénonciation de l’occupation coloniale imposée à la quasi-totalité du continent par les impérialismes européens. Cette occupation a imprimé aux peuples africains une destinée les ayant privé d’histoire durant le XIXe siècle et une bonne partie du XXe, au point où ce qu’il est advenu d’eux les a dépossédés de devenirs contrariés. On pourrait ajouter, au chapitre de la lecture critique, la non-intégration de l’Afrique du Nord dans le champ d’étude qu’il consacre à la littérature africaine. Ce désintérêt est cependant mutuel puisque peu de Maghrébins ou d’Africains du nord spécialistes de littérature développent une approche réellement continentale ou panafricaine de la littérature africaine. Au final, seule la colonisation, pour d’autres intérêts, a considéré l’Afrique dans son entièreté, alors que concernant les arts et la littérature spécialement, tout le continent puise ses œuvres esthétiques dans l’oralité, la vie communautaire, le même rapport à l’Autre, les mêmes types de déclamations et de théâtralisations par conteurs, aèdes, chamans, griots, meddahs, gouals, etc.

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HACHI, I. (2025). Alain MABANCKOU, (2020). Huit leçons sur l’Afrique. Paris : Editions Grasset, 224 p.. Africa - Algerian Review of African Studies, 01(01), 122–130. https://africa.crasc.dz/en/article/alain-mabanckou-2020-huit-lecons-sur-lafrique-paris-editions-grasset-224-p