Samir Amin : le penseur-phare de l’anticapitalisme moderne

Benabbou SENOUCI (Auteur)
Professeur à l’École Supérieure d’Economie d’Oran
129 – 141
Dynamiques africaines : racines et horizons. Tome 2: dynamiques historiques.
N° 03 — Vol. 02 — 30/06/2026

(1970-1980). En même temps il se consacre à la création de plusieurs institutions et organismes mondialement célèbres :

-            Le Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (CODESRIA), dont il était le Premier Secrétaire exécutif de 1973 à 1975.

-            L’ONG Environnement pour le Développement de l’Afrique (ENDA).

-            Et le Forum du Tiers-Monde (1980) (FTM).

-            Il a également créé avec François Houtart, le Forum mondial des alternatives en 1997, qui est un réseau international de centres de recherches et d’intellectuels militants du Sud et du Nord dont l’objectif est l’appui aux processus de convergence des mouvements sociaux et à l’émergence de développement démocratique et pluriels comme alternatives à la mondialisation néolibérale et aux différentes formes de domination.

-            Aussi il est considéré comme l’un des principaux fondateurs du Forum social mondial (2001), auquel son image est associée.

Ses idées et son engagement politique sont fortement influencées par la Conférence afro-asiatique de Bandung (1955), c’est ainsi qu’il considérait que Bandung est la première mondialisation des luttes (1955-1980)[1], la naissance du Mouvements des non-alignés à Belgrade (1960) et les nationalisations effectuées par le Président égyptien Gamal Nasser. Mais avant tout il y a sans aucun doute l’influence des écrits de K. Marx, ne déclarait-il pas « J’étais et je suis resté marxiste. Être marxiste, pour moi, ce n’est pas être marxologue. C’est partir de Marx et non pas le considérer comme la fin du chemin »[2], il a lu quatre fois depuis l’âge de vingt ans toutes les œuvres de Marx, à raison d’une lecture toutes les vingt années, il croyait à un marxisme sans rivages, toujours inachevé[3]. Ses écrits croisent celles d’autres économistes, notamment ceux de l’Ecole latino-américaine et d’Immanuel Wallerstein, la bande des quatre comme ça lui plaisait de le dire.

Samir Amin a aussi travaillé sur la planification en Inde, et au Mali sur la comptabilité nationale, etc. Il appuie sa réflexion sur l’analyse de situations concrètes. Dans ses premiers livres, il pointe le développement du capitalisme en Côte d’Ivoire qu’il qualifie magistralement, de croissance sans développement ; il étudie le monde des affaires sénégalais ; il analyse l’Afrique de l’Ouest bloquée ; il explore, avec Catherine Coquery-Vidrovitch, l’histoire économique du Congo. Il organise et anime un nombre inimaginable de programmes de recherches et de séminaires de travail sur tous les domaines du développement (Massiah, 2002) (agriculture, industries, énergie, éducation, santé, etc.) et sur les politiques de développement dans tous leurs aspects.

Le sous-développement comme produit du développement

C’est sa thèse de Doctorat intitulée « Les effets structurels de l’intégration internationale des économies précapitalistes : une étude du mécanisme qui a engendré les économies dites sous-développées », dont l’idée centrale était de démontrer que le sous-développement est le produit du développement, il lui est nécessaire et même essentiel. C’est cette thèse qui va fonder son parcours scientifique et de militant, reprise dans son livre publié en 1970 : « L’accumulation à l’échelle mondiale ». Dans ce livre, Samir Amin avait mis en avant naguère une thèse célèbre, profondément révélatrice de toute l’orientation d’un économiste qui allait devenir le leader marquant du tiers-mondisme. Partant de ce qu’avançait Marx à propos de l’accumulation primitive du capital qui a pu avoir lieu grâce à l’extorsion de la plus-value aux travailleurs, mais aussi grâce à l’expropriation violente des paysans, et le commerce colonial. Pour Samir Amin cette accumulation n’a pas pris fin au XVIème siècle, mais elle continue jusqu’à nos jours par un processus continuel d’accumulation primitive à l’échelle mondiale, des richesses sont transférées des pays de la périphérie, situés pour la plupart au Sud, vers les pays du centre. De ce fait, « la contradiction principale est celle qui oppose les centres impérialistes aux peuples exploités de la périphérie dominée ». Le capitalisme historique « réellement existant » est associé à des formes successives d’accumulation par dépossession, non pas seulement à l’origine (« l’accumulation primitive ») mais à toutes les étapes de son déploiement (Amin, 2009).

L’insertion des formations périphériques sous-développées dans l’espace économique mondial se situe à quatre niveaux définis par différents rapports de production (Hugon, 1974) :

1.         Espace dépendant des firmes multinationales (rapports de production capitalistes mondiaux, exemple exploitation des gisements) ;

2.         Espace dépendant des firmes de type colonial (rapports de production marchand, exemple import-export) ;

3.         Espace dépendant des rapports de production capitalistes nationaux qui définissent une forme spécifique de développement des forces productives (exemple industrie de substitution des produits importés) ;

4.         Espace dépendant des rapports de production précapitalistes (lignager, tributaire ou féodal).

Cependant, la survie du système capitaliste, dû en partie au pillage du Tiers-monde, se trouve ébranlé par la crise économique et sociale qui le caractérise, une crise profonde qui englobe les flux financiers et commerciaux et la gouvernance nationale et internationale, l’apport théorique de Samir Amin apparaît de plus en plus comme essentielle à l’émergence d’une nouvelle société en rupture avec l’échange inégal entre un centre et une périphérie, dans la mesure où son œuvre introduit à la compréhension de ce système et fournit les outils de la rupture avec. Pour lui la logique capitaliste du profit entraîne la destruction des bases de la reproduction de la vie sur la planète.

Samir Amin critique aussi le marxisme dogmatique-économiciste teinté d’eurocentrisme, et rejette du coup la conception traditionnelle de la succession, les parcours historiques linéaires de l’évolution des sociétés : mode de production esclavagiste, mode de production féodal, mode de production capitaliste. Il lui substitue une analyse selon laquelle l’humanité serait passée successivement par des modes de production communautaires et tributaires avant l’émergence du capitalisme. Lequel a lui-même connu trois phases, mercantiliste (du XIIIème au XVIème siècles en Europe), industrielle concurrentielle (1800-1880), et l’époque impérialiste (depuis 1880). (Amin, 1979) Contrairement aux idées reçues, c’est à la périphérie du mode tributaire qu’a surgi le capitalisme. De la même manière, c’est à la périphérie du capitalisme que le socialisme a commencé à émerger, contrairement aux prévisions de Marx ou de Lénine (Dostaler, 2007). Il y a ainsi un lien étroit entre les luttes de libération nationale et le combat pour le socialisme. C’est par la déconnexion du système mondial que les pays de la périphérie peuvent s’engager dans un processus de développement autocentré, équilibré et dynamique.

La crise de la théorie du développement a dû donner naissance au concept de développement durable (Benabbou, 2012) qui a vu le jour en 1998 dans le rapport de Brundtland, cette façon de faire a contribué, à notre sens, à déplacer le débat sur le développement du Tiers-monde, et de l’insérer dans une problématique générale qui englobe des questions telles que l’environnement et l’écologie. C’est à cet effet qu’à la même date en 1989 Samir Amin constate que « Le développement est en panne, sa théorie en crise, et son idéologie, l’objet de doute » (Amin, 1989, p. 5).

« La déconnexion » comme voie de transformation

Pour notre penseur l’affranchissement du joug du système capitaliste mondial est inéluctable, il répond à ses détracteurs qui lui reproche l’approche trop théorique et trop abstraite de sa démarche, ou de ne pas avoir tiré les leçons des échecs répétés du passé, que la perspective se proposera de définir le point de départ de la soi-disant utopie socialiste : le projet d’une société désaliénée. Hors de cette perspective, point de salut. Celui qui ne veut pas imaginer une société désaliénée, accepte l’aliénation et par là-même, pour nous, s’interdit de comprendre scientifiquement le mode d’opération de la société. Et si l’idéologie est la conscience fausse, aliénée, d’une société aliénée, la science de cette société n’est pas séparable de son idéologie. (Amin, 1989, p. 5).

Selon (Amin, 1986 et Amin, 2018), pour sortir du système mondial, décrit précédemment, les pays de la périphérie peuvent s’engager dans un processus de développement autocentré, équilibré et dynamique, il faut la déconnexion. Cette dernière ne signifie nullement qu’il faut vivre en autarcie, mais elle implique d’obtenir un certain degré de contrôle. Elle consiste à tenter de renverser le rapport de la périphérie au centre. La déconnexion favorise la reconstruction d’une mondialisation fondée sur la négociation, et non la soumission aux intérêts exclusifs des monopoles impérialistes. Elle favorise la réduction des inégalités internationales (Amin, 2014). Il s’agit de rompre avec le processus d’ajustement structurel permanent qui soumet les périphéries aux exigences de l’accélération et de l’approfondissement de l’accumulation dans les centres.

Cette déconnexion consiste aussi à refuser le statut de sous-traitant, sous-traitant industriel pour certains pays. Il s’agit des pays périphériques qui ont connu des processus d’industrialisation, dont les pays dits émergents qui se caractérisent par une forte croissance économique. Effectivement, la plupart de ces pays,
et surtout des grands émergents, sont p
ris dans une crise résultat du ralentissement économique mondial. Les pays émergents, pris au piège de la dette, se retrouvent aussi piégés par la volatilité du dollar et le départ massif des IDE.

Sans doute, c’est pour ces raisons, que, pour Samir Amin, la formule des « pays émergents » est trompeuse.

« tous ces autres pays qualifiés trop rapidement d’émergents demeurent vulnérables à des degrés divers certes, mais toujours bien plus marqués que ne l’est la Chine. Pour toutes ces raisons les apparences d’émergence sont toujours associées ici à des processus de paupérisation qui frappent la majorité de leur population (en particulier les paysans), ce qui n’est pas le cas de la Chine »
(Amin, 2013).

Il est évident qu’on ne peut exposer toute la teneur et la richesse de la pensée de Samir Amin, on ne saurait tout dire, beaucoup d’aspect de sa pensée n’ont pas été abordés dans cet espace limité, mais ce qui fait l’originalité de sa méthode d'analyse économique, c’est la parfaite fusion entre le point de vue économico-historique et le point de vue engagement politique. C’est ce qu’a fait dire, non sans émotion, à M. Ibrahima Thioub : « Le plus grand des penseurs vivants a cessé de penser ; ce qu’a perdu la science historique en cet homme, on ne saurait le mesurer. Le vide laissé par la mort de ce titan ne tardera pas à se faire sentir ». Nous lui devons beaucoup.

Les ouvrages de Samir Amin[4]

Amin, S. (1957). Les effets structurels de l’intégration internationale des économies précapitalistes : Une étude théorique du mécanisme qui a engendré les économies dites sous-développées [Thèse de doctorat]. Université de Paris.

Amin, S. (1964). L’Égypte nassérienne. Éditions de Minuit.

Amin, S. (1965). Trois expériences africaines de développement : Le Mali, la Guinée et le Ghana. Presses universitaires de France (PUF).

Amin, S. (1966). L’économie du Maghreb (2 vol.). Éditions de Minuit.

Amin, S. (1967). Le développement du capitalisme en Côte d’Ivoire. Éditions de Minuit.

Amin, S. (1969). Le monde des affaires sénégalais. Éditions de Minuit.

Amin, S. (1988). L’accumulation à l’échelle mondiale : Critique de la théorie du sous-développement (Éd. Révisée). Anthropos ; IFAN. (Travail original publié en 1970)

Amin, S. (1970). L’accumulation à l’échelle mondiale : Critique de la théorie du sous-développement. Anthropos / IFAN.

Amin, S. (1970). Le Maghreb moderne. Éditions de Minuit.

Amin, S. (1971). L’Afrique de l’Ouest bloquée : L'économie politique de la colonisation, 1880-1970. Éditions de Minuit.

Amin, S. (1973). Le développement inégal : Essai sur les formations sociales du capitalisme périphérique. Éditions de Minuit.

Amin, S. (1973). Neocolonialism in West Africa. Monthly Review Press.

Amin, S. (1976). L’impérialisme et le développement inégal. Éditions de Minuit.

Amin, S. (1976). La nation arabe. Éditions de Minuit.

Amin, S. (1977). La loi de la valeur et le matérialisme historique. Éditions de Minuit.

Amin, S. (1979). Classe et nation dans l’histoire et la crise contemporaine. Éditions de Minuit.

Amin, S. (1979). Le développement inégal et la question nationale. L’Homme et la société, (51-54), 3-48. https://doi.org/10.3406/homso.1979.1981

Amin, S. (1980). L’économie arabe contemporaine. Éditions de Minuit.

Amin, S. (1981). L’avenir du Maoïsme. Éditions de Minuit.

Amin, S. (1982). Irak et Syrie 1960-1980 : Du projet national à la rupture avec la mondialisation. Éditions de Minuit.

Amin, S. (1986). La déconnexion : Pour sortir du système mondial. Éditions La Découverte.

Amin, S. (1988). L’accumulation à l’échelle mondiale : Critique de la théorie du sous-développement (Nouv. éd.). Anthropos. (Œuvre originale publiée en 1970).

Amin, S. (1988). L’échange inégal et la loi de la valeur (Nouv. éd. rev. et corr.). Anthropos. (Œuvre originale publiée en 1973).

Amin, S. (1988). L’eurocentrisme : Critique d’une idéologie. Anthropos.

Amin, S. (1989). La faillite du développement en Afrique et dans le Tiers-Monde. L’Harmattan.

Amin, S. (1989). La faillite du développement en Afrique et dans le Tiers-monde. L’Harmattan.

Amin, S. (1989). Transforming the world economy? Nine critical essays on the new international economic order. United Nations University.

Amin, S. (1992). L’Empire du chaos. L’Harmattan.

Amin, S. (1993). Itinéraire intellectuel : Regards sur le demi-siècle 1945-90. L’Harmattan.

Amin, S. (1994). L’ethnie à l’assaut des nations. L’Harmattan.

Amin, S. (1995). La gestion capitaliste de la crise : Le cinquantième anniversaire des institutions de Bretton-Woods. L’Harmattan.

Amin, S. (1996). Les défis de la mondialisation.L’Harmattan.

Amin, S. (1997). Critique de l’air du temps : Le cent cinquantième anniversaire du manifeste communiste. L’Harmattan.

Amin, S. (1998). Spectres of capitalism: A critique of current intellectual fashions. Monthly Review Press.

Amin, S. (2000). USA. L’hégémonisme des États-Unis
et l’effacement du projet européen
. Éditions L’Harmattan.

Amin, S. (2002). Au-delà du capitalisme sénile : Pour un XXIe siècle non américain. Presses universitaires de France.

Amin, S. (2002). Mondialisation, comprendre pour agir. Éditions Complexe.

Amin, S. (2003). Le Monde arabe : Enjeux sociaux, perspectives méditerranéennes (avec A. El Kenz). L’Harmattan.

Amin, S. (2003). Le virus libéral : La guerre permanente
et l'américanisation du monde
. Le Temps des cerises.

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et l'américanisation du monde
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Amin, S. (2003). Obsolescent capitalism. Zed Books.

Amin, S. (2004). Mondialisation des résistances : L'état des luttes. Éditions Syllepse.

Amin, S. (2005). Afrique : Exclusion programmée ou renaissance ? Maisonneuve & Larose.

Amin, S. (2005). Crise de l’eurocentrisme. Le Temps des cerises.

Amin, S. (2005). L'avenir des sociétés paysannes et la reconstruction du front uni des travailleurs. Les Indes savantes.

Amin, S. (2005). Les luttes paysannes et ouvrières face aux défis du XXIe siècle. Les Indes savantes.

Amin, S. (2005). Pour un monde multipolaire. Éditions Syllepse.

Amin, S. (2006). Beyond US hegemony: Assessing the prospects for a multipolar world. Zed Books.

Amin, S. (2006). Communistes dans le monde arabe. Le Temps des cerises.

Amin, S. (2006). Pour la Cinquième Internationale. Le Temps des cerises.

Amin, S. (2007). A life looking forward: Memoirs of an independent Marxist. Zed Books.

Amin, S. (2008). Du capitalisme à la civilisation : La reconstruction d’un monde multipolaire. Syllepse.

Amin, S. (2008). Modernité, religion et démocratie : Critique de l'eurocentrisme et critique des culturalismes. Parangon.

Amin, S. (2009). Sur la crise : Sortir de la crise du capitalisme ou sortir du capitalisme en crise ? Éditions Le Temps des Cerises.

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Amin, S. (2011). La loi de la valeur mondialisée. Le Temps des cerises ; Éditions Delga.

Amin, S. (2011). Le Monde arabe dans la longue durée :

Le « printemps » arabe. Le Temps des cerises.

Amin, S. (2012). L'implosion du capitalisme contemporain. Automne du capitalisme, printemps des peuples ? Éditions Delga.

Amin, S. (2013). La loi de la valeur mondialisée : Valeur et prix dans le capitalisme Marx actuel (Nouv. éd. augm.). Nouvelles Éditions Numériques Africaines (NENA).

Amin, S. (2013). Les défis de la Chine en 2013. Dans Les pays
« émergents », la mondialisation et l’altermondialisation
(Dossier) Intercoll.
https://shorturl.at/FDTjG

Amin, S. (2014, 11 juin). Contrer le capital des monopoles

Amin, S. (2014, 11 juin). Contrer le capital des monopoles : des programmes audacieux pour la gauche radicale. Pambazuka News. https://shorturl.at/4wKNp.

Amin, S. (2017). La souveraineté au service des peuples, suivi de L’agriculture paysanne, la voie de l’avenir ! Éditions du CETIM.

Amin, S. (2018, 13 août). La déconnexion selon Samir Amin. Le Grand Continent. https://legrandcontinent.eu/2018/08/13/nous-avons-rencontre-samir-amin/

Amin, S., & Coquery-Vidrovitch, C. (1970). Histoire économique du Congo 1880-1968. Éditions Anthropos.

Amin, S., & El Kenz, A. (2005). Europe and the Arab world: Patterns and prospects for the new relationship. Zed Books.

Amin, S., & Gunder Frank, A. (1981). Accumulation, dépendance et sous-développement : Sociétés précapitalistes et capitalisme. Anthropos.

Amin, S., & Houtart, F. (Dir.). (2002). Mondialisation des résistances : L'état des luttes. L'Harmattan.

Amin, S., & Vergopoulos, K. (1974). La question paysanne et le capitalisme. Éditions Anthropos.

Amin, S., & Yachir, F. (1988). La Méditerranée dans le système mondial. Éditions La Découverte.

Amin, S., Arrighi, G., Frank, A. G., & Wallerstein, I. (1982).
La crise, quelle crise ? Maspero.

Amin, S., Arrighi, G., Frank, A. G., & Wallerstein, I. (1991).
Le grand tumulte. Éditions La Découverte.

Amin, S., Ben Hammouda, H., & Founou -Tchuigoua, B. (1995). Afrique et monde arabe : Échec de l’insertion internationale. L’Harmattan.

Amin, S., Faire, A., et Malkin, D. (1981). L’avenir industriel de l’Afrique. L’Harmattan.

Amin, S. (1973). L’échange inégal et la loi de la valeur.
Anthropos ; Institut fondamental d’Afrique noire.

Amin, S., Faire, A., Hussein, M., & Massiah, G. (1975). La crise de l'impérialisme. Éditions de Minuit.

Amin, S., Frank, A. G., Arrighi, G., & Wallerstein, I. (1990). Transforming the revolution: Social movements and the world system. Monthly Review Press.

Amin, S., Saigal, J. C., & Cornelisse, P. A. (1973). Collection d’études sur le développement économique et social. Nouvelles Éditions Africaines (NEA).

 
Publications sur Samir Amin

Benabbou, S. (2010). Développement, développement durable : concepts et indicateurs de mesure. Dans Processus de démocratisation et développement durable au Maghreb et en Europe : Actes du 28e Forum de la Pensée Contemporaine. Fondation Temimi ; Délégation Wallonie-Bruxelles.

https://www.femise.org/researcher/senouci-benabbou/

Berrada, A. (Coord.). (2003). Pensée sociale critique pour le XXIe siècle : Mélanges en l'honneur de Samir Amin. L'Harmattan.

Castillo, M. (2008). L'Éveil du Sud. Le Temps des cerises.

Castillo, M. del. (2015). Mémoires : L'éveil du Sud. Les Indes savantes.

Dostaler, G. (2007). Samir Amin et le capitalisme comme système mondial à dépasser. Alternatives Économiques, (259), 84-86.

Hugon, P. (1974). À propos de l'ouvrage de Samir Amin, « Le développement inégal ». Revue Tiers Monde, 15(58), 421-434.

Massiah, G. (2002, avril). Samir Amin et la critique de l’économie politique de la mondialisation. CEDETIM.

Thioub, I. (2018, 18 août). Hommage à Samir Amin : Intervention au nom de la délégation sénégalaise et de l’Université Cheikh Anta Diop. Funérailles de Samir Amin, Paris, France.

 

Notes de bas de page

  1. Samir Amin , « Du capitalisme à la civilisation ».
  2. Voir site https://legrandcontinent.eu/2018/08/13/nous-avons-rencontre-samir-amin/
  3. Samir Amin, « Du capitalisme a la civilisation ».
  4. Cette liste ne contient pas les articles publiés dans des revues ou autres publications dans des revues spécialisées ou dans le WEB.

Cite this article

SENOUCI, B. (2026). Samir Amin : le penseur-phare de l’anticapitalisme moderne. Africa - Algerian Review of African Studies, 02(03), 129–141. https://africa.crasc.dz/en/article/samir-amin-le-penseur-phare-de-lanticapitalisme-moderne